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Association des Anciens en Sciences Eco Strasbourg

 

 

 

 

Les actualités d'Ex-Eco

Conférence de F. Loos - M le ministre délégué au Commerce Extérieur

Mondialisation : l'Après Cancun

 

Des propos tenus par le Ministre, à peine rentré de Tunisie, il ressort que la mondialisation pourrait plutôt s'appeler "globalisation". On ferait mieux alors, selon lui, la part du positif et du négatif de la libéralisation des échanges internationaux.

L'illustration se fait par l'exemple de l'entrée de l'Espagne dans l'Union Européenne. L'aspect positif est évident : depuis son intégration dans l'Europe en 1986, nos échanges avec ce pays ont été multipliés par dix, l'Espagne a une croissance annuelle supplémentaire de 2% par rapport à ses partenaires, ce qui lui permet de rattraper le PIB moyen européen. Même si des problèmes subsistent (agriculture, pêche), la dynamique globale a été positive. C'est cette dynamique que nous pouvons attendre de l'intégration future des dix nouveaux membres de l'Union.

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François Loos a fait un retour sur les rounds commerciaux tenus depuis les années 60. 

 

 

Suite aux négociations du DILLON ROUND (1960) les échanges dans le monde ont considérablement augmenté (la France participe à 5,2% des échanges dans le monde, alors que sa population n’en représente que 1%).

Les droits de douane sont en moyenne de 1,8% dans l’Union Européenne (certains pays d’Afrique du Sud sont à plus de 200% pour les voitures par exemple).

 

Une conséquence de l’URUGUAY ROUND (qu’il a fallu prolonger jusqu’aux accords de Marrakech intervenus en 1994 tant les désaccords étaient importants) a été la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). On ne jouera alors plus uniquement sur les droits de douane (GATT). Suite à ces accords, les échanges se sont accrus de 10% par an…

Mais on compte actuellement environ 160 contentieux au sein de l’OMC. Cet organe de règlement des différends a notamment condamné les Etats-Unis qui avaient mis en place des droits de douane sur les importations d’acier.

 

  DOHA (2001)

 

  Il faut que les pays en développement accèdent à la croissance. Ceux qui y sont parvenus sont ceux qui ont mis l’accent sur la formation des jeunes (c’est le cas de l’Asie du Sud Est, mais pas encore de l’Afrique). 

On s’aperçoit que les droits de douane ont diminué sensiblement (pour atteindre au maximum 12% sur les vêtements en Europe), de sorte que leur réduction n’est plus un outil efficace. 

DOHA avait prévu un cycle jusqu’en 2004, la réunion de Cancun (qui a échoué) avait pour objectif de fixer les modalités pour la suite. 

 

 

  L’après Cancun

 

 

Il ressort qu’il est plus facile de discuter à 25 (UE) qu’à 148 (OMC). Il convient donc de favoriser la création de blocs (Afrique, d’Asie, Amérique sud…) et de procéder à des négociations à géométrie variable, sans chercher forcément des consensus à 100%.

Les quatre points sur lesquels l’UE souhaite avancer sont l’agriculture, les produits industriels, les sujets de Singapour, le coton.

Le Ministre pense que les négociations vont pouvoir reprendre, mais qu’elles ne seront pas facilitées  jusqu’en 2005 par la proximité des élections américaines et européennes.

L’échec de Cancun, s’il a eu pour conséquence un « non-accroissement » des échanges, ne doit pas pour autant nous faire désespérer, car le passé récent montre une quasi alternance entre réussites et échecs de ces réunions.

François Loos conclut enfin de façon optimiste en annonçant une croissance mondiale de 7% en 2004 contre 4% en 2003 avant d’entamer le débat avec les quelques 350 personnes venues assister à l’événement.

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